En 20 ans, le Québec s’est doté de plus de 12 terrains de soccer intérieur,
pourquoi cela serait différent pour un vélodrome ?

« Pour donner suite à l’article paru dans La Voix de l’Est j’aimerais clarifier la position du projet de Vélodrome de Trois-Rivières.

Quand nous avons décidé de lancer le projet de vélodrome à Trois-Rivières, nous avons eu la confirmation du directeur général de la Fédération québécoise des sports cyclistes Louis Barbeau qu’aucun projet de vélodrome n’était actif au Québec. Nous ne voulons aucunement créer une course ou compétition pour la construction d’un vélodrome. Nous avons simplement repris le flambeau laissé par d’autres.

Ce qui arrive actuellement est néfaste pour tous. Nos plans d’affaires sont basés sur le même bassin d’utilisateurs. Aujourd’hui toutes les hypothèses doivent tenir compte du trio. Le hasard est quelquefois drôle, pendant que je rédige ce texte les gens qui préparent notre étude de préfaisabilité me demandent s’il y a d’autres projets actifs et la réponse est oui. Deux autres. On verra les conclusions !

Il y a une constatation dans l’article que je trouve fataliste, un jour il y aura plus d’un vélodrome au Québec. En 20 ans, le Québec s’est doté de plus de 12 terrains de soccer intérieur, pourquoi cela serait différent pour un vélodrome. Baser un plan d’affaires sur 100 % de la clientèle à vie est irraisonnable. Le premier vélodrome va construire les usagers des autres installations. Laisser croire à une ville qu’elle sera seule à exploiter un vélodrome est tendancieux.

Au congrès du 19 novembre, sonder l’intérêt des cyclistes sur leur volonté d’avoir un vélodrome couvert au Québec est une réelle perte de temps. Je vais me répéter. Nous n’avons pas à convaincre les cyclistes du besoin d’avoir un vélodrome, la tâche est de convaincre des contribuables qu’il y a un avantage économique à recevoir un vélodrome dans sa ville. De plus ce congrès n’est représenté que par une infime partie des clubs enregistrés par la FQSC, organisme qui ne représente qu’environ 55 % des clubs pratiquant le cyclisme du Québec. Dans notre plan d’affaires, la FQSC n’est comptabilisée que pour 5% de budget d’exploitation. La FQSC ne peut faire vivre un vélodrome à elle seule.

Mais notre lettre d’engagement aurait dû être initiée par la FQSC depuis des années. C’est elle qui devrait nous dire combien il y a d’utilisateurs potentiels au Québec, toutes disciplines confondues. L'inertie de la fédération est plus nuisible que productive dans ce dossier.

Revenons à l’article, nous n’avons aucun support de la FQSC, sauf l’envoi d’un lot de courriel. Mais on retrouve toujours le même discours. La FQSC supporte tous les projets, mais c’est toujours Bromont qui chemine bien, même après une première tentative infructueuse. Discours de plus en plus discordant avec l’image projetée. Le projet de couvrir le vélodrome de Bromont était le meilleur il y a 2 ou 3 ans lorsqu’aucune autre ville n’avait de projet similaire, aujourd’hui c’est autrement.

Malheureusement, ça pourrait ne pas être le meilleur projet qui sera construit, c’est le premier qui obtiendra son financement.

Vous comprendrez que ce n’est pas un heureux problème d’avoir 3 groupes qui travaillent sur le même projet. Le risque est grand de ne voir aucun projet mené à terme. Il faut comprendre que le premier vélodrome qui sera mis en service au Québec freinera l’arrivée du suivant pour une longue période. Mais ce n’est pas les cyclistes qui vont décider, c’est les lois du marché.

Je vais finir sur une note joyeuse, nous allons continuer notre projet jusqu’à la fin du plan d’affaires. Nous avons un projet censé répondant aux besoins des cyclistes de tous les niveaux. Notre but restera toujours de permettre à des athlètes de persévérer dans leur cheminement scolaire.

En attendant, vous suggère de remplir la lettre d’engagement du Vélodrome de Trois-Rivières, parce que ce n’est pas gagné pour aucun projet. »

Michel Jean


Réaction de Serge Boudreau

« Si j’ai bien compris Michel Jean, la FQSC va relayer votre lettre d’appui à ses membres (montagne, route et piste, BMX, para) lors de la commission d’orientation et/ou par courriel. Si oui, c’est une bonne chose. Sinon, c’est incompréhensible!
Par ailleurs, il faudrait unir les forces MTL-TR-Bromont derrière le projet le plus réaliste et porteur pour l’avenir.
Personne ne semble se parler, pourtant le monde du vélo est plutôt intime.
Je connais le sérieux de l’équipe de Bromont, mais j’ai peine à croire comment ils pourront logiquement répondre aux besoins des pistards à partir de la vieille piste extérieure.
Si on souhaite collectivement un vélodrome couvert digne de ce nom, il faudra de toute façon raser le tout et construire du neuf.
À partir de là, on pourra se demander quels sont les atouts de chaque projet (position géographique, financement public et privé, affiliation à un programme sport-études, coût du terrain, coûts de construction, proximité du collège/université, hébergement, services à proximité, axes routiers, etc.).
Dans tous les cas, on aimerait bien avoir plus d’information sur la nature et l’ampleur des différents projets en élaboration »


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