
Beaucoup de choses ont été écrites et dites sur la situation du cyclisme sur piste au Québec, ainsi que sur la nécessité d’avoir un vélodrome intérieur pour permettre aux cyclistes québécois de s’entraîner sur l’ovale à longueur d’année.
D’abord, il est important de mentionner qu’au cours des 10 dernières années, plusieurs projets ont été présentés à la FQSC pour doter le Québec d’un nouveau vélodrome intérieur afin de remplacer le vélodrome olympique de Montréal, qui a été démoli en 1989. Plusieurs de ces projets ont été abandonnés en cours de route en dépit des démarches et efforts importants consentis par ceux qui les ont initiés. C’est notamment le cas de projets dans la région métropolitaine, de Québec et de St-Georges, pour n’en nommer que quelques-uns.
Encore récemment (au cours des deux dernières années), pas moins de cinq projets ont été initiés ou évoqués par différents individus ou groupes. À ce jour, trois projets, selon ce que l’on sait, continuent de cheminer à différents rythmes, considérant l’ampleur de la tâche. Ces projets sont rattachés aux villes suivantes : Montréal, Trois-Rivières et Bromont (Centre national de cyclisme de Bromont). Chacun de ces projets présente des avantages et des caractéristiques qui lui sont propres.
Pour répondre à ce qui a été mentionné dans le commentaire paru sur Facebook, il est vrai que lorsque les premières démarches ont été effectuées du côté de Trois-Rivières, il y a plusieurs années, il n’y avait aucun autre projet en cours. Depuis ce temps, d’autres projets, dont ceux de Bromont et de Montréal, ont vu le jour.
Tel que je l’ai mentionné à tous les promoteurs de projets pour la construction d’un vélodrome intérieur, il n’est nullement question de créer une compétition entre ces projets, mais il n’est pas question non plus d’indiquer à l’un ou à l’autre que la FQSC n’est pas intéressée à soutenir leur projet, ou encore que la FQSC le soutiendra seulement si le projet X ne fonctionne pas. La réalité est que chacun des projets mentionnés précédemment présente des caractéristiques uniques qui les rendent tous intéressants, et qu’il est impossible de savoir présentement lequel a le plus de chances de se concrétiser. Une autre donnée très importante, que nous ne pouvons connaître, est selon quels critères le Gouvernement du Québec acceptera de supporter l’un ou l’autre des projets et quelle prépondérance chacun de ces critères aura-t-il ? Coûts totaux, emplacement, modèle de financement, population desservie, plan d’affaires, autres disciplines inclues dans le projet (centre de la piste), programmes complémentaires (académiques ou autres), …
Quant à la place de la FQSC dans la conception et la réalisation d’un projet de vélodrome intérieur, elle est évidemment très importante et indispensable, même si d’autres usagers profiteront évidemment de cette installation unique. Que ce soit au niveau des programmes d’élite, d’un calendrier de compétitions, de la mise en place d’un programme Sport-Études, …, ce sont autant d’activités dans lesquelles la FQSC est impliquée et où elle assurera un volume d’activités significatif pour le fonctionnement du vélodrome.
Lorsqu’on regarde les résultats des cyclistes canadiens, incluant des Québécois, dans les compétitions internationales sur piste au cours des dernières années, on peut aisément constater que la construction d’un vélodrome intérieur à Milton (Ontario) a largement contribué à ces succès. Considérant le talent cycliste au Québec et l’expertise de plusieurs entraîneurs québécois, il n’est pas utopique de penser que le Québec pourra compter sur une forte présence de ses cyclistes sur les équipes nationales au cours des prochaines années, et qu’il ne sera plus nécessaire de quitter le Québec pour y arriver.
Louis Barbeau
directeur général
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