Salvador-Guatemala-Mexique 2022 - Jour 16 - Soledad Salinasz

par Michel Lebel

Un joyeux bordel que cette journée, finalement. Voyez le dénivelé, 2375m de dénivelé positif.


illustration transmise par Michel Lebel

Départ au lever du soleil, 6h00. D'abord on se paye un 16 km de vent de face intense, à la vitesse d'une montée de col. Puis suivront 3 cols de 15 km, 10 km et 10 km chacun. C'est là qu'on s'en va ! Finalement un Montréal-Québec pour se rendre à Oaxaca en 2 jours !

Avant la première montée, on tombe sur une autre manifestation ! Sauf que cette fois Nathalie est malade et ils sont inflexibles, les vélos passent, pas le véhicule.

En passant, les blocus sont populaires ici, nous dira une dame du coib, ca fonctionne, ils obtiennent ce qu'ils demandent.

Le camion pourra finalement passer, mais autour de 16h00, donc dans une éternité. Et comme Christina anticipe que certains d'entre-nous finiront l'étape dans la camion, c'est le grand conciliabule.

Entretemps, notre représentant suisse passe, mais souffre de la chaleur et décide d'attendre le camion, qui ne viendra jamais. C'est donc dans un pickup mexicain qu'il finira l'étape et pour d'autres ce sera dans une camion de livraison de Coca-Cola. Foutu bordel, comme disent les Francais !

Je fais donc l'étape conscient de ça et j'économise mon eau et mes breuvages énergétiques et j'arrête partout où il y pourrait y avoir des Coca-Cola. Je tombe plutôt sur des fabriques de Mezcal, la boisson de la région dOoaxaca, s'apparentant à la tequila.


photo : Michel Lebel

Les mazcal est fabriqué à partir des plantes que vous voyez ci-bas.


photo : Michel Lebel

Des paysages tout en hauteur.


photo : Michel Lebel

Nous sommes finalement cinq à avoir terminé l'étape de 150 km sur le vélo et il a fait chaud, très chaud, dans les 40°C. Au sommet de la dernière montée, je n'avais plus rien à boire, donc dans la descente de 20 km je me suis arrêté au premier garage et j'ai ingurgité un litre de Gatorade d'un seul coup !

Mais ce n'était pas fin ! Quand Christian élabore son parcours, il fait bien attention de ne pas choisir de routes achalandées, mais une fois en ville, il demande à Google Map de finir la job. On a donc eu droit quelques fois à des escaliers, de la garnotte épouvantable, et là ça tombait mal, c'était pas le temps que ça arrive, mais oui c'est arrivé.

Christian aurait alors dit qu'il changerait l'hôtel, mais on ne le rejoignait pas au téléphone - pas de réseau. Parlant espagnol, je suis donc allé voir les hôtels et un seul d'entre eux avait de la place, on réserve et on paie, sans l'assentiment de Christian. Eh bien au moment où on décidait de payer, et il faisait très noir, ne vois-tu pas qu'il arrive avec son camion ! Pas terrible comme endroit, mais on fera avec !

On soupe , vers 21h00, dans un restaurant familial. Je fais la connaissance d’Edouardo, un petit bonhomme qui nous offre du maïs, dont on peut manger l'intérieur.


Edouardo
photo transmise par Michel Lebel

Ça s'appelle du tamales.


photo : Michel Lebel

On se couche très tard, avec une autre grosse journée demain.


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