Dans le communiqué de Sportcom de ce vendredi sur le Tour du Pays Basque, Luc Turgeon indique : « Hugo Houle a répondu à l’appel. C’est toutefois lorsqu’il a changé de vélo pour une deuxième fois en raison d’une crevaison que l’échappée a pris la fuite sans lui. «
Nous avons demandé à Sylvain Richard, L'EXPERT en chronométrage de vélo qui officie au niveau international, de nous rappeller comment les commissaires de course et le chronométreur composent avec ces changements de vélos, tous munis de puce pour le chornométrage. Sylvain nous indique :
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Lors de certaines épreuves, le chronométreur va planifier des transpondeurs d’extra pour les vélos de rechange, mais ce ne sont pas toutes les organisations ou prestataires de chronométrage qui font ça. Dans un premier temps, lorsqu’il y a changement de vélo, les commissaires le prennent en note et l’information est communiquée à l’équipe de gestion des résultats.
Il faut comprendre qu’en cyclisme sur route les transpondeurs servent seulement à obtenir des informations rapides, comme le relevé de peloton à trois kilomètres de la ligne d’arrivée en cas de pépin mécanique ou de chute dans cette dernière portion du circuit (crédit du temps avec le groupe dont le coureur était membre). Sinon, les puces vont aussi aider à publier un classement général au temps provisoire plus rapidement car on sait électroniquement que les coureurs de tête du classement général sont dans le peloton ou non.
Par contre, transpondeurs ou non, le classement véritable se fait TOUJOURS par la lecture de la photo-finish car le règlement stipule que c’est le devant de la roue qui est jugé et aucune puce ne peut offrir cette précision. Ainsi, que le coureur ait un transpondeur ou non, nous allons le classer sur la photo-finish et c’est pourquoi on demande toujours la collaboration des coureurs pour que leurs dossards soient bien positionnés et que la plaque de cadre soit bien visible et avec le moins d’altération possible.
Au Québec, l’utilisation d’un système à puce permettrait de mieux comptabiliser les tours des athlètes pour s’assurer que les coureurs « doublés » par le peloton soit bien classés au bon rang, mais la logistique autour d’un système à puce rend le tout super complexe pour des épreuves de plusieurs catégories et plusieurs coureurs, jusqu’à 500-600 sur les plus grosses épreuves.
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