par Michel Lebel
Petite journée en perspective, 75 km comprenant 10 km en bateau.
Nous quittons Copenhague à regret via ses splendides aménagements cyclables.
Nous longeons la mer Baltique pour une petite balade, tout ce qui devrait être ordinaire.
Mais voilà que ça ne l'a pas été. Tout a commencé par la crevaison de Juliette. À mon énorme surprise son vélo est équipé de pneus tubeless. Pas facile à réparer, en plus que la roue est difficile à enlever à cause des freins à disque. Una avalanche de gars se sont mis sur le cas et comme le ciel s'assombrissait je suis resté avec le problème. La pluie s'est rapidement transformée en un orage violent.
L'abri qu'on s'est trouvé était tout ce qu'il y'avait de petit.
En plus, je n'avais pas les vêtements qu'il fallait, la météo annoncant un faible risque de pluie. Pourtant comme c'est arrivé lors du tour du Lac Supérieur, la météo est incapable de prédire quand un lac décidera de s'évaporer et de se déverser à côté.
On est reparti, moi mouillé de part en part jusqu'au bateau, une affaire de 10 km.
Jackie avait tout organisé de sorte que le personnel ne fasse que de nous saluer à l'arrivée sans aucune autre procédure pour cette traversée de 20 minutes. Je me suis donc dirigé directement vers la salle de toilette pour faire tout sécher. La conséquence est que quand je suis ressorti, la bateau avait accosté. Je suis descendu en catastrophe et il ne restait que mon vélo dans le garage (que Juliette/Louise) avait débarré et les gens du Vél'Europe qui s'époumonaient à me faire sortir, sinon je faisais un aller-retour.
Puis arrivée en Suède. Pas be bienvenue en Suède. Décidément mais quelque chose nous l'indiquant sans l'ombre d'un doute.
Puis passage en campagne avec des vaches, des chevaux.
et de volatiles pas communes.
Pour finir la sauce, je manque de me perdre au sortir du premier village. C'est que c'est compliqué les GPS. Mon nouveau m'indique que la navigation est en pause. Je peux comprendre qu'il veuille se reposer mais pendant des heures c'est digne d'un fonctionnaire canadien ou même français !
Donc je n'ai pas qu'une trace, sans avertissement. Ce n'est que le jour suivant que Juliette, qui a le même, me montrera comment faire. C'est différent de mon ancien et je ne comprends pas que ça doive fonctionner différemment.
Arrivée à l'hôtel pour un nième lavage de vélo.
Demain une grande étape de plus de 160 km.
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