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J'aimerais partir une discussion constructive sur l’évolution de notre calendrier de courses.
Depuis la pandémie, les distances ont grandement diminué et le dénivelé a presque totalement disparu. Par exemple, chez les maîtres, nous avons maintenant des routiers qui font 50-55km (CGV, St-Edmond), le reste des routiers sont souvent autour de 80-85km. Et en excluant Charlevoix, les côtes ont pratiquement disparu du calendrier. Et pendant ce temps, les crits ont proliféré.
Rendus à mi-saison, on s’est présenté à Charlevoix (rendu totalement hors norme avec 125km et 2300m D+) et on n’avait pas fait une course avec plus de 100m de dénivelé !! Cette saison, 18 courses sur 20 étaient des courses pour sprinteurs (désolé mais GP Laurentides et Jules Béland ne sont pas de courses pour grimpeurs).
Si on ajoute 6-8 crits de semaine que la plupart vont faire et les championnats québécois, 28 courses sur 30 étaient pour sprinteurs !
On dirait quoi si une année le Tour de France arrivait avec 18 étapes de plat sur 20 ? On dirait tous que le parcours n’est pas bien balancé, qu’il n’y a rien pour les grimpeurs ou ceux qui aiment les côtes. Non ?
En bout de ligne, le calendrier de courses n’est pas vraiment fait pour les maîtres qui le trouvent trop ou pas assez facile. C’est fait pour le développement de nos juniors/seniors.
Comment on va former les prochains Houle et Boivin avec des parcours aussi peu sélectifs comme ca ?
Vous pensez que les Français, Italiens et Espagnols se sont mis à faire des crits de 50 minutes la fin de semaine ou ils continuent à s’arracher sur des 160-180km et 2000-3000m de D+ ?
On s’entraine en fonction des courses au calendrier, à un moment donné ça va juste devenir impossible pour nos jeunes d’être compétitifs avec un calendrier comme ça.
Pas besoin de me dire que si on fait des 140km, 2000m de D+ les maîtres ne viendront pas et l’organisateur va perdre de l’argent… On l’a compris ça. Mais quelque chose comme 100-120km, 800 à 1500m de D+ pour des routiers.
Et je pense que tous ont bien aimé l’expérience d’un crit de 75 minutes aux Québécois, par exemple.
Donc message aux organisateurs et à la FQSC/ACVQ : tentez de durcir un peu le calendrier, ajoutez un tour de circuit, ajoutez un 20 min. aux crits, modifiez légèrement le parcours pour inclure une montée dans un circuit, lancez une nouvelle course de montagne ou avec un final en côte.
Je m’ennuie des belles courses qu’on avait avant, celles dans les Laurentides, le Nordet, la Coupe des Amériques, Portneuf, la Classique des Appalaches, des Québécois et Canadiens longs et difficiles. Pas vous ?
Et loin de moi l’idée de chialer contre les organisateurs de courses. Sans eux nous n’aurions tout simplement pas de saison. Donc un gros merci à Matis, M. Gabelier, l’équipe de 4Mind Project, Lamarche, Huot, Canuel et tous les autres.
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Alexandre Dion, 4 octobre
COMMENTAIRES
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C'est difficile organiser des courses au Québec. La rentabilité n'est pas toujours au rendez vous (souvent par manque d'inscriptions) et pourtant nous avons (pour la plupart) de bons organisateurs... 'en profite pour leur dire , merci & bravo !
En passant, après vos courses (très peu le font) passez juste dire merci, à l'organisateur et aux commissaires !
»
Tino Rossi
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S’inspirer de courses super bien organisées comme le Green Mountain Stage Race et le Killington Stage Race qui offrent un terrain pas mal plus intéressant. Certes les coûts sont plus élevés, mais à un certain point si on veut de la qualité, je ne vois pas d’enjeu à augmenter les coûts d’inscription. De plus, il y a moyen d’offrir des primes plus importantes et donc l’incitatif est maintenu malgré les prix augmentés. Bref, merci du message Alexandre, le point de vue est partagé par plusieurs!
»
Louis Larochelle-Lalonde
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Je suis vraiment d'accord avec l'idée de fond. Le D+ est assez rare. C'est la raison pour laquelle je trouve des épreuves de gravelle comme Buckland et Garnotte plus challengeantes, même si l'esprit demeure récréatif. Un autre parcours intéressant est celui du Gran Fondo Mégantic, un autre défi ouvert et récréatif... Organiser des courses n'est pas facile, et c'est plus complexe aussi sur de plus longs parcours côteux. Je ne sais pas où je m'en vais avec ce texte décousu... Vive le D+, en espérant que des parcours plus vallonés reviennent aux prochains calendriers.
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Alexandre Dumont
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Alexandre Dion, 100% d'accord avec tes propos. Je suis M1/M2 et j'aimerais des parcours plus sélectifs. Je me souviens de Jules-Béland 2022 avec 1 Km de gravier très smooth qui a fait pleurer la majorité des coureurs qui roulent sur des pneus 25 mm. Même son de cloche à la Kermesse de St-Edmond, que le peloton a boudé pour la même raison (j'ai adoré, eh oui les distances étaient BEAUCOUP trop courtes pour justifier une nuit à l'hôtel à Drummond).
Je pleure toujours la mort de la Coupe des Amériques.
»
Alex Mee Shell
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Bien résumé Alex! La préparation de la relève doit passer par un calendrier de courses sélectives. Pour les maïtres qui aiment les courses plus difficiles, il y a toujours les courses de championnats, les évènements gran fondo (mondiaux et autres) et maintenant une offre intéressante sur la gravelle. »
Nicolas Proulx
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Belle réflexion, on le voit au quotidien avec nos jeunes seniors quand ils traversent l'Atlantique. La marche est souvent trop haute
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Pascal Hervé
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